Infectiologie : La vaccination recommandée aux nourrissons face au méningocoque C

Les dernières nouvelles sur l’infection de méningocoque C qui sévit chez les nourrissons ne sont pas bonnes. Le décès d’un nourrisson fin janvier a fini d’inquiéter l’opinion publique et les autorités. Le gouvernement a décidé de prendre des mesures de prévention à l’échelle nationale. Le Haut Conseil de la Santé Publique vient en effet de recommander une nouvelle campagne de vaccination dès 5 mois élargie à tout le territoire.

L’échec de la campagne de vaccination de 2010

La campagne de vaccination menée depuis 2010 était censée limiter la propagation de cette infection. Elle concernait les nourrissons âgés de 12 à 24 mois qui devaient recevoir une unique dose de vaccin méningocoque C. En parallèle, les jeunes de 2 à 24 ans devaient aussi recevoir une dose de vaccin pour assurer une immunité collective. En effet, le méningocoque C est une bactérie présente dans la gorge et qui se transmet par la salive. Force est de constater que cette campagne est un échec surtout après le décès d’un nourrisson à Dijon, dû à cette infection. L’échec peut s’expliquer par une couverture vaccinale qui reste faible (70% à 24 mois) notamment dans les couches à risques.

Les nouvelles démarches pour lutter contre la propagation du méningocoque C

Étant donné la gravité des symptômes (infection de type méningite ou septicémie pouvant conduire au décès), la vaccination est désormais requise dès 5 mois et plusieurs rappels sont prévus (à 1 an, à 6 ans, à 11-13 ans). Une dose pour les personnes âgées de 1 à 24 ans. L’importance de vacciner les adolescents et les jeunes adultes est soulignée. Une campagne de vaccination de rattrapage sera également mise en place dès début 2017.

Les rappels sont préconisés pour les personnes porteuses d’un déficit en fraction terminale du complément ou qui reçoivent un traitement anti C5. Mais il faut aussi compter les personnes porteuses d’un déficit en properdine, celles qui ont une asplénie anatomique ou fonctionnelle, et les personnes qui ont reçu une greffe de cellules souches hématopoïétiques.

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