La suppression de l’ordre national des infirmiers

Fin avril dernier, le monde hospitalier et plus particulièrement l’ordre des infirmiers tombent des nues. En effet, ils sont devant le fait accompli, d’un amendement adopté le 9 avril par l’Assemblée nationale, qui supprime leur ordre plus connu sous le sigle ONI ou ordre national des Infirmiers.

Les «pour » et les « contre »

Les camps s’organisent et se mobilisent :

  • Les « pros »

Ce sont généralement des infirmiers qui exercent en libéral se réjouissent de ce vote qui marquent pour eux la reconnaissance de leur statut. La députée socialiste, Annie Le Houerou qui a présenté l’amendement, avait dénoncé la « mauvaise gestion » et le « manque de représentativité de l’Ordre ». Elle a aussi évoqué que l’ONI était « source de tension dans la profession ».

  • Les « antis » ;

Ce sont en majorité des salariés qui s’insurgent contre ce vote. Ils y voient un « mépris de leur profession ».Pour eux, l’ordre a été créé pour régler les conflits entre professionnels et assurer la déontologie. Si conflit il y a, la solution n’est certainement pas de supprimer l’ordre mais au contraire, d’obliger celle-ci à œuvrer dans la recherche d’un terrain d’entente.

L’ONI, que garantit-elle ?

Créé en décembre 2006 pour «veiller au maintien des principes éthiques et au développement des compétences », la suppression de cette institution n’aurait pas dû avoir lieu. Dans le monde médical, on s’inquiète surtout des conséquences de ce vote sur la qualité des services et la santé des patients. Qui va en effet garantir l’éthique et la déontologie des infirmiers si ces derniers n’ont plus d’ordre ?

Pourtant, cette loi a été votée en séance nocturne par 19 députés contre 10 sur un total de 577 et ce, contre l’avis du gouvernement représenté par la Ministre de la Santé Marisol Touraine. L’institution fut tout simplement jugée par les législateurs comme obsolète et ne répondant plus aux besoins de la profession actuelle. Le débat se poursuit car à ce jour, l’ordre continue encore aujourd’hui de fonctionner donc affaire à suivre.

 

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