Le greffe de Cœur artificiel en progrès

La médecine fait des progrès grâce à la Science. Le 27 avril dernier, le journal Libération annonce qu’un nouveau cœur Carmat a été greffé sur un troisième patient deux semaines auparavant.

Des débuts difficiles

Comme à l’habitude, aucune information n’a filtré à l’hôpital Georges-Pompidou de Paris et c’est l’opacité totale depuis le début de cette aventure en 2013 (le 18 décembre) lorsque le premier patient âgé de 76 ans souffrant d’une insuffisance cardiaque a reçu le premier cœur artificiel. Même si ce patient est décédé 74 jours après son opération, les résultats ont montré que le cœur fonctionnait bel et bien. Avec acharnement, les équipes qui ont travaillé sur le projet, avait prévu un nouveau greffe en août 2014. Sous haute surveillance, le bénéficiaire qui a retrouvé de l’autonomie et une meilleure qualité de vie, a pu rentrer chez lui le 2 janvier dernier.

Qui peut en bénéficier ?

L’implantation d’un cœur artificiel ne concernerait pas tous les patients en insuffisance cardiaque et ce, pour 4 raisons :

  • Premièrement, l’âge des patients comptent énormément. Les premiers receveurs ont été choisis avec soin. En effet, l’âge où les symptômes d’insuffisance cardiaque apparaissent, diffère d’un patient à un autre. Tous les patients ne sont donc pas égaux devant la possibilité de pouvoir recevoir une greffe de cœur.
  • Puis, les patients ne souffrant d’insuffisance que sur un ventricule ne peuvent pas en bénéficier, estimant que le risque est moindre pour ces personnes. Ce qui exclut un grand nombre de personnes.
  • Ensuite, malgré son faible poids (900g), le cœur artificiel est trop volumineux et ne convient qu’à des personnes assez corpulentes.
  • Enfin, le cœur artificiel n’est pas encore à la portée de toutes les bourses même si elle s’approche de la somme analogue à une greffe de cœur classique. Le coût de l’implantation est estimé à 260 000 euros. L’appareil à lui seul coûte 150 000 euros.

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